Peintures mates, satinées ou brillantes, peintures à effet, peintures spécial cuisine ou salle de bains… Les rayons peinture des grandes surfaces de bricolage sont si vastes qu’il est difficile de choisir. Nos conseils pour vous y retrouver…

Il y a quelques années, deux grandes catégories de peinture se partageaient le marché : les glycéros et les acryliques. Les premières, dites «à l’huile», avaient la réputation d’offrir un superbe rendu, notamment dans les brillants, ainsi qu’une grande résistance au nettoyage et aux chocs, tandis que les secondes, à l’eau, étaient plus faciles à appliquer et avaient la faveur des amateurs car elles séchaient rapidement. Une autre différence résidait dans le produit permettant de nettoyer les outils : white-spirit pour les glycéros, eau pour les acryliques.

Aujourd’hui, les préoccupations environnementales ont changé la donne. Les acryliques ont pris le dessus, les glycéros souffrant de leur image de produit polluant. Si bien que certains fabricants les ont supprimées de leur catalogue. Reste que les habitudes se perdent difficilement…

Même si la qualité des acryliques s’est beaucoup améliorée (certaines ont un rendu brillant remarquable), les artisans continuent d’apprécier la glycéro, si difficile à mettre en œuvre mais au rendu incomparable lorsque toutes les conditions sont réunies : préparation impeccable du support, outils adaptés, périodes de séchage respectées et bien sûr coup de main du pro. Mais ils devront se faire une raison, les peintures glycérophtaliques devraient disparaître à moyen terme des linéaires.

Pour l’instant, qu’elles soient glycéros ou acryliques, les peintures se composent toutes d’un solvant (alcool, ester, cétone…), de pigments colorés et d’un liant (gomme, résine ou caséine).

À ces éléments de base peuvent s’ajouter des additifs propres à chaque fabricant pour diminuer le temps de séchage, augmenter le pouvoir couvrant, améliorer la souplesse de la peinture ou lui donner une texture. L’autre critère de choix, c’est la finition : mate, brillante ou satinée ? Le choix dépend avant tout de la destination.

Préparer le support

Pour un bon résultat, c’est obligatoire. S’il est déjà peint, le support sera lessivé, gratté à la brosse métallique, puis poncé au papier de verre avant application d’une sous-couche. S’il comporte des imperfections (trous ou fissures), on passera une ou plusieurs couches d’enduit pour obtenir une surface lisse. Une fois le fond préparé, la mise en couleur se fait en une ou deux couches, au pistolet, au pinceau ou au rouleau selon l’aspect final désiré.

De la peinture brillante ou satinée pour les pièces de vie


Qui dit pièce de vie dit lieu de passage. Une peinture forte en personnalité, brillante, attirant tous les regards s’impose donc. Mais aussi une peinture résistante à l’usure.

– Les finitions brillantes sont parfaites pour mettre en valeur les détails. Elles habillent au choix un seul pan de mur, pour illuminer une ambiance ou agrandir un volume, ou sont utilisées par petites touches pour rehausser boiseries, corniches ou mobilier. Autrefois domaine réservé des glycéros, les finitions brillantes peuvent désormais être obtenues avec des peintures acryliques. Dans tous les cas, ces peintures nécessitent une préparation irréprochable du support.

– Les finitions satinées sont couvrantes comme les mates et réfléchissent la lumière comme les brillantes. Plus faciles à appliquer mais tout aussi résistantes, lavables, voire lessivables pour certaines, elles conviennent parfaitement aux pièces de vie (salon), comme aux pièces à fort passage (couloir ou entrée).

Humidité et moisissures sont les principaux ennemis de la peinture dans les pièces d’eau. À quoi il faut ajouter le risque de taches de graisse dans la cuisine. D’où l’importance de choisir une peinture résistante à l’humidité pour salle de bains ou cuisine. Surtout qu’il existe des peintures colorées.

Dans ces pièces, on distingue deux zones : les murs éloignés de la baignoire, de la douche, de l’évier ou des plaques de cuisson, et les murs soumis aux éclaboussures et à la chaleur. Si, pour les premiers, une peinture lavable suffit, pour les seconds, une peinture lessivable s’impose.

Longtemps, les glycéros ont été préférées car elles sont formulées pour résister à l’humidité (l’eau ruisselle sur la surface sans l’imprégner) et sont lessivables. Mais les nouvelles peintures acryliques présentent des performances identiques – odeurs en moins – et facilité d’utilisation en plus. Elles contiennent aussi, lorsqu’elles sont spécialement formulées pour les pièces humides, des fongicides, des films anti moisissure ou anti graisse efficaces, et sont lessivables. Avec leur aspect poudré, leurs couleurs profondes, les peintures mates sont toutes indiquées pour les chambres à coucher où elles créent des ambiances douces et feutrées. Attention aux traces de chocs ou de saletés, en particulier si la teinte est sombre. La plupart des peintures mates sont aujourd’hui lavables; on peut donc les frotter légèrement avec une éponge humide.


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Source : coté maison, conseil déco
http://www.cotemaison.fr/atelier-deco/quelle- peinture-pour- quelle-piece_6068.html

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